
Les Photos d'intervention 
à Argenteuil
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mois de mai 2005
ARGENTEUIL, 9 mai 2005 - Une simulation grandeur nature de secours et de traitement hospitalier d'une trentaine de victimes contaminées par une attaque toxique s'est déroulée lundi à Argenteuil. Coordonnée par la préfecture du Val d'Oise et la ville d'Argenteuil, cette simulation visait à tester la réactivité des secours et de la police dans le cadre du plan Piratox, un dispositif d'urgence activé en cas d'intoxication chimique massive, d'origine terroriste ou accidentelle. Scénario de l'exercice : un "toxique chimique de guerre" est déclenché mal intentionnellement lors d'une fête réunissant une trentaine de convives - joués par des sapeurs-pompiers ou incarnés par des mannequins en plastique - dans une salle municipale de la ville. Pour que la simulation puisse se dérouler dans des "conditions les plus réelles possibles", les habitants d'Argenteuil n'en avaient pas été informés. Alertés vers 09H00, les pompiers sont arrivés sur place une dizaine de minutes plus tard et ont revêtu des combinaisons de protection intégrales avant d'effectuer un premier repérage des lieux et d'évacuer les victimes, jusqu'à l'arrivée progressive des renforts, dont des équipes du Samu. A 09H45, le quartier a été bouclé par les forces de l'ordre. Un poste médical avancé (PMA) et des tentes et sas de décontamination ont été installés peu après 10H00, comme le veut le plan Piratox qui prévoit des moyens de protection individuelle associés à des moyens de détection et d'identification du danger, ainsi qu'à des moyens de décontamination. Près de 150 personnes, dont une centaine de pompiers, et une quarantaine de véhicules ont été mobilisés au plus fort de l'exercice. A 11H30, un bilan provisoire de l'opération faisait état d'une victime décédée, 9 cas d'urgence absolue, 11 cas d'urgence relative et 8 asymptomatiques, selon le responsable de l'intervention, le lieutenant-colonel des pompiers du Val d'Oise Luc Piquer. Après avoir reçu des soins médicaux d'urgence sur place, les victimes ont été décontaminées avant leur transfert, le cas échéant, vers des hôpitaux en région parisienne. Cette simulation permettra après débriefing de "tirer des enseignements précieux" quant à la mise en place des procédures de secours. De nombreux observateurs représentant les différents services impliqués dans l'exercice étaient présents à cet effet. Une première simulation d'attentat chimique avait eu lieu en France, dans la nuit du 22 au 23 octobre 2003, à la gare RER des Invalides à Paris en présence de Jean-Pierre Raffarin et de Nicolas Sarkozy, alors ministre de l'Intérieur.
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